Colombie : les colectivos et les bus colorés

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En Colombie comme partout ailleurs en Amérique du sud, le bus est roi. C’est l’équivalent de notre train à nous, en France. Dans chaque ville, la gare routière est un endroit stratégique pour les voyageurs qui y passeront beaucoup de temps. Et ici, on ne rigole pas avec la décoration : autocollants Jésus Christ, statuettes de Marie, napperons, néons clignotants et rideaux à pompons, les bus sont tunés à leur maximum, et on a parfois l’impression de rentrer en discothèque quand on monte dedans (une discothèque ultra catholique, je vous l’accorde). Des phrases telles que « Dios guía nuestro camino » sont inscrites sur le pare-chocs, et nous rassurent totalement (pas du tout). Une fois à l’intérieur, et tout particulièrement quand on voyage de nuit, on se surprend à prier en route. Ne vous inquiétez pas si vous n’avez jamais prié auparavant, dans cette situation les mots vous viendront tout naturellement. C’est à ce moment qu’on se dit que le chauffeur doit lui aussi avoir envie de sortir vivant de ce voyage. On se le répète tel un mantra. Dieu merci, il fait nuit noire, ce qui nous permet de pas voir la route tortueuse qui longe ce magnifique ravin haut de 1000 mètres sur laquelle le chauffeur roule à toute allure.

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Dans un autre genre, mais tout aussi exaltant, on trouve en Colombie les colectivos. Ce sont des mini-bus de ville (voire un peu plus si affinités), qui n’ont pas vraiment d’arrêts définis. On lève la main et on grimpe dedans, on hurle  » al cuadra » pour descendre à la prochaine intersection. Inutile de vous préciser qu’il faut ‘être très réactif. La seule chose qui ne date pas des années 80 à l’intérieur ce sont souvent les baffles. Car ici, rien ne se fait sans cumbia, musique colombienne très (mais vraiment très) entrainante. Très forte. Les colectivos s’arrêtent donc partout, toutes les 5 minutes pour que quelqu’un monte ou descende. Au feu rouge, les vendeurs ambulants crient « agua bien fria » et si vous avez soif, ce qui est toujours le cas étant donné que l’on cuit littéralement à l’intérieur, vous échangez par la fenêtre du bus quelques pesos contre de l’eau (vendue dans un petit sac en plastique). D’autres vendeurs montent carrément dans le bus pour vendre des bonbons, des gâteaux et tout un tas d’autres choses. Les colectivos c’est un endroit unique et chaotique, un vrai concentré de vie et de culture et en plus ça roule.

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Travel, Culture and Photography blog. www.bellepanorama. com

2 réflexions au sujet de « Colombie : les colectivos et les bus colorés »

  1. Est-ce qu’il y a des accidents ? Et comment ça se passe dans ces cas-là ? Y a t-il une assurance qui prend en charge les passagers si le véhicule est immobilisé ? En fait, est-ce qu’ils conduisent bien tous ces chauffeurs et est-ce qu’il y a un code de la route et une signalétique afférente ? C’est génial tous ces bus et moviles personnalisés. C’est la rencontre de la grande industrie occidentale, impersonnelle, et de la créativité artisanale locale.

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    1. Oui il y a beaucoup d’accidents de la route, partout en Amérique latine. Les chauffeurs conduisent bien mais souvent très vite et avec des codes bien différents de chez nous. Ce qui est infaisable en France sera tout à fait normal ici. Pour les assurances je ne sais pas du tout. Et pour la décoration des bus, c’est exactement ça !! Il faut lire le nouvel article sur les bus en Équateur : https://bellepanorama.com/2017/04/20/equateur-les-aigles-jesus-et-les-bus/

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